An ecological inference approach to the origins of proportional representation

Facing a prospective majority of socialists during the early third of the 20th century, some secular conservative and liberal parties pooled their votes to raise the majority threshold for the left, while others raised it by enacting some form of proportional representation. We use vote transfers, estimated by a new method of ecological inference, to explain those far-reaching choices. We provide a new conceptualization and measurement of the segmentation of the electoral market to test a proposition within the Boix-Rokkan framework: proportional representation reform was chosen when vote transfers foretold coalition failure. To substantiate our claim, we investigate two most similar cases, Denmark during 1910-1918 and New Zealand during 1928- 1931, that diverged in the explanatory variable and in the response. Face à une majorité potentielle de socialistes au cours du premier tiers du 20e siècle, certains partis conservateurs et libéraux laïques ont mis leurs voix en commun afin de relever le seuil de la majorité pour la gauche, tandis que d'autres l'ont relevé en adoptant une forme ou une autre de représentation proportionnelle. Nous utilisons les transferts de votes, estimés par une nouvelle méthode d'inférence écologique, pour expliquer ces choix d'une grande portée. Nous proposons une nouvelle conceptualisation et une nouvelle mesure de la segmentation du marché électoral pour tester une proposition dans le cadre de Boix-Rokkan : la réforme de la représentation proportionnelle a été choisie lorsque les transferts de voix annonçaient l'échec de la coalition. Pour étayer cette affirmation, nous étudions deux cas très similaires, le Danemark entre 1910 et 1918 et la Nouvelle-Zélande entre 1928 et 1931, qui divergent au niveau de la variable explicative et de la réponse.